L’histoire de
la Fondation


Il était une fois la Fondation

Sorte de vœu pieux, Marcel Bleustein-Blanchet a voulu en créant en 1960 la Fondation de la Vocation, remercier « le ciel » d'être revenu sain et sauf de la guerre et d'avoir pu reconstruire l'agence Publicis.
Très jeune, son père lui a donné l’autorisation d'interrompre une longue lignée de marchands de meubles pour donner à la publicité, qui s'appelait alors la réclame, ses lettres de noblesse.
Tu veux vendre des courants d'air ? Va mon fils, je ne t'en empêcherai pas, car plus tard tu pourrais me le reprocher.

Tu veux vendre des courants d'air ? Va mon fils, va, je ne t'en empêcherai pas car plus tard tu pourrais me le reprocher.

La naissance de la Fondation

A son tour il a voulu donner une chance à des jeunes animés par une vocation.
Il a parlé de son idée à ses clients et amis, qui l'ont accompagné en offrant chacun une bourse à un lauréat.
Dix sept lauréats composaient la première promotion.

Pour le jury de la Fondation, Marcel Bleustein-Blanchet a su convaincre et réunir les plus grands esprits de l'époque dans leur discipline tels que, Jean Rostand, Marcel Pagnol, René Clair, Pasteur Valéry Radot, Raymond Aron, François Jacob, Françoise Giroud, Louise de Vilmorin...
Au fil des années, d'anciens lauréats devenus eux-mêmes des références dans leur domaine, ont rejoint le jury comme Yves Coppens, Philippe Taquet, Allain Bougrain- Dubourg, Pascal Picq et Guillemette Andreu.

Marcel Bleustein-Blanchet
Marcel Bleustein-Blanchet

Son action


Ses débuts

Comment un cancre devient-il le plus grand publicitaire français du XXème siècle :
la vie de Marcel Bleustein-Blanchet a tout d’une allégorie.
Né en 1906, il suit mollement les cours de l’école publique de la rue Clignancourt, à Paris, à Montmartre.
A 18 ans, avec le certificat d’études comme seul bagage, il tourne le dos à la tradition familiale du commerce de meubles. A 20 ans, il crée sa propre agence de publicité, Publicis, dans un petit deux pièces cuisine au fond d’une cour rue Montmartre.

Marcel Bleustein-Blanchet
Marcel Bleustein-Blanchet

A 27 ans, il rachète une antenne radio peu connue dont il fait Radio Cité, la plus grande station privée de l’entre-deux-guerre. A 30 ans, il devient millionnaire, mais il sera ruiné à 34 ans.
L’occupation nazie lui fait tout perdre, sauf l’honneur. Entré en résistance, il passe en Angleterre où malgré son âge, il participe à des missions de bombardement avec la 8ème Air Force américaine.

Un homme qui ne lâche rien

À la libération, il a le courage de tout reconstruire, faisant de Publicis une métaphore de la modernité, qui surfe sur la vague des Trente Glorieuses. De ce fait, Marcel Bleustein-Blanchet réinvente la publicité, lui donne une éthique, un statut et les outils de connaissance, que sont les sondages, les motivations, les protocoles du marketing…etc.
Il attache son nom à de grandes campagnes : « Shell que j’aime » c’est lui; « les bas Dim » lui aussi, ou encore« la défense victorieuse de Saint-Gobain contre l’OPA de BSN », encore lui.

Marcel Bleustein-Blanchet
Marcel Bleustein-Blanchet