La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la vocation
Notre Fondation permet à des jeunes motivés d’atteindre le niveau de formation nécessaire pour exercer le métier de leur rêve et continue à les épauler leur vie durant. Boulanger, astrophysicien, artisan, musicien.....quelle que soit sa nature, c’est la vocation qui compte. La Fondation encourage tous les jeunes de 18 à 30 ans.
60 ansd'existence
20 prixde 10000 euros
Prix de l'Espérance Prix Littéraire Prix de Poésie
Plus de1500lauréats
Plus de300 métiersreprésentés
L’actu de la Fondation
Fondation
Appel à projets - Prix de la Vocation 2020
La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation accorde 10 000 € à des passionnés de 18 à 30 ans pour qu’ils réalisent un projet décisif dans l’accession au métier de leurs rêves.
Yves Coppens, Allain Bougrain-Dubourg, Amélie Nothomb, Alexis Mabille, Pascal Dusapin, Camille Thomas et plus de 1500 passionnés ont reçu le Prix de la Vocation à un moment charnière de leur parcours. Cette prestigieuse récompense est décernée chaque année par la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation, présidée par Elisabeth Badinter, à une vingtaine de jeunes de moins de 30 ans. Ce Prix de 10 000 euros est « le dernier coup de pouce » qui leur permettra de réaliser un projet décisif pour exercer le métier de leurs rêves, toutes disciplines confondues.
A qui s’adressent les Prix de la Vocation ?
Toute personne entre 18 et 30 ans dont la réalisation de la vocation est compromise par des difficultés financières et personnelles, est éligible aux Prix de la Vocation. Les candidatures sont ouvertes aux personnes de nationalité française pour des projets réalisés en France ou à l’étranger et aux candidats étrangers pour des projets en France.
Les Prix de la Vocation récompensent et accompagnent toutes les vocations à l’exception des vocations politiques et religieuses. Agriculteurs, menuisiers, peintres, écrivains, médecins, photographes, chercheurs, alpinistes, musiciens, circassiens, sportifs, pilotes, etc. Au-delà de cette grande diversité de métiers, les lauréats ont tous en commun l’audace, le grain de folie et l’envie de déplacer des montagnes pour réaliser leurs rêves.
Comment postuler aux Prix de la Vocation ?
Les candidatures pour les Prix de la Vocation s’effectuent directement sur le site internet de la Fondation de la Vocation dans l’onglet « poser sa candidature », entre le 1e janvier et le 31 mai 2020. La sélection s’effectue en deux phases : la première sur lettre de motivation et CV, la seconde sur dossier.
À l’instar des Prix de la Vocation qui, depuis 60 ans, ont déjà permis à plus de 1600 jeunes de s’exprimer dans la voie de leur idéal, le Prix de Poésie, crée en 1984, est destiné à encourager le talent d’un jeune poète.
Ce prix est décerné par un jury institué spécialement à cet effet et sera remis le même jour que le Prix Littéraire de la Vocation, crée en 1976 afin d’aider un jeune romancier.
Conditions : être un poète d’expression française, âgé de 18 à 30 ans (dans l’année).
Pour soumettre ses poèmes : envoyez un recueil tapuscrit d’une cinquantaine de poèmes inédits, une note d’intention, la photocopie de votre carte d’identité ainsi que vos coordonnées à l’adresse suivante avant le 31 mai :
fondationpourlavocation@gmail.com
Le prix sera attribué en septembre. L’heureux bénéficiaire recevra un Prix de 5000 euros, dont la moitié en septembre et l’autre en décembre.
Ses poèmes seront publiés par CHEYNE éditeur dans la collection « Prix de la Vocation » et le recueil sera disponible début décembre.
Le Lauréat bénéficiera de la diffusion CHEYNE, dont la qualité professionnelle est largement reconnue, et d’un partenariat avec le Printemps des Poètes.
En cas de refus éventuel de publier chez CHEYNE éditeur, la seconde moitié de la bourse ne sera pas versée.
Palmarès des Lauréats du Prix de Poésie de la Vocation
1984 : Jean-Louis Clave - Vers l’écart antérieur, éditions Obsidiane
1985 : Paul Le Jeloux - L’exil de Taurus, éditions Obsidiane
La 60e cérémonie de remise des Prix de la Vocation s’est déroulée le 11 décembre 2019 au Théâtre National de la Danse de Chaillot. Lors de cet événement, présidé par Elisabeth Badinter et animé par Marie Drucker, 31 jeunes passionnés ont reçu une aide financière et un soutien moral décisifs pour réaliser leur vocation.
En cette année d’anniversaire la Fondation a souhaité célébrer ses 1630 lauréats et ses 60 années d’engagement dans le cadre enchanteur du Théâtre National de la Danse de Chaillot à Paris. Les nouveaux lauréats et ceux des promotions passées, mécènes et partenaires, se sont réunis pour fêter la formidable mission que s’est donnée, un jour, Marcel Bleustein-Blanchet de soutenir les vocations et la jeunesse.
Lors de la soirée, Christophe Julien, compositeur de musique de films lauréat en 1997, Camille Thomas, violoncelliste lauréate en 2010, Richard Schmoucler, violoniste lauréat en 1992 et le Sirbat Octet,Alexis Mabille, styliste lauréat en 1995, Alain Germain, metteur en scène et costumier, lauréat en 1977, Janaïna Milheiro, plumassière lauréate en 2007 et Thierry Malandain, chorégraphe lauréat en 1986, ont incarné de fabuleux exemples de vocations accomplies. Nous les remercions chaleureusement.
Après l'exposition d'Elliott Verdier sur le Kirghizistan, la Fondation Marcel Bleustein Blanchet pour la Vocation organise l'exposition des photographies de Lucie Hodiesne à l'Espace Andrée Chedid.
L I L O U est une exposition photographique singulière mettant en lumière le quotidien d’un adulte autiste non communicant de 30 ans. Les liens qui unissent le sujet à Lucie Hodiesne, sa sœur photographe, nous offrent des tableaux de vie d’une rare profondeur. Sans atténuer les difficultés liées à l’autisme, Lucie Hodiesne révèle la complexité de son frère à travers ses rituels et ses émotions. Les quarante photographies en noir et blanc seront visibles du 26 juin au 26 juillet 2019 à l’Espace Andrée Chedid (60, rue du Général Leclerc – 92130 Issy-les-Moulineaux). La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet a récompensé le travail de cette jeune photographe en lui accordant un des Prix de la Vocation en 2018.
La fondation remercie l'Espace Andrée Chedid, la ville d'Issy-les-Moulineaux, les Gobelins, école de l'image, Métrobus, Picto, JCDecaux et Images photos, pour leur aide précieuse.
Fondation
La Fondation pour la Vocation réunit des fondations offrant des bourses aux musiciens
Les bourses d’études, résidences, aides à la création artistique, prêt d’instruments de musique, sont encore mal connus des jeunes musiciens. Pourtant certaines associations et fondations soutiennent les jeunes dans leur vocation musicale depuis des années. Retour sur les aides présentées lors de la session d’informations organisée par la fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation pour les élèves de l’Ecole Normale de Musique de Paris - Alfred Cortot.
Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation - Bourses
Montant : 8000 € + accompagnement à vie des lauréats.
Critères : 18 - 30 ans, justifier de réalisations dans la spécialité, présenter un projet décisif pour la réalisation de sa vocation : achat d’instrument, études, stages, enregistrements...
Centre International Nadia et Lili Boulanger - Bourses
Montant : variable selon le projet
Critères : 20 - 32 ans, le projet d’études en France doit être présenté une année scolaire à l’avance.
Contact : alexandra.laederich@cnlb.fr
Candidater : avant le 30 juin de chaque année sur le site www.cnlb.fr
Fondation Banque Populaire - Bourses
Montant : entre 5 000 € et 15 000 € pour une durée de 1 à 3 ans.
Critères : - 27 ans (instrumentistes) - 28 ans en moyenne (musique de chambre) - 40 ans (compositeurs). Avoir été lauréat finaliste d’un grand concours international.
Contact: martine.tremblay@fnbp.banquepopulaire.fr
Candidater : « Devenir lauréat » sur www.fondationbanquepopulaire.fr
Critère : s’inscrire dans l’un de ces axes 1) la voix et son incarnation dramaturgique sur scène 2) les claviers : orgue, clavecin, pianoforte et piano 3) la musique contemporaine 4) les musiques transculturelles et la recherche 5) la composition chorégraphique.
Elliott Verdier, la Fondation pour la Vocation et l'Espace Andrée Chedid présentent l'exposition
"A shaded Path, lumières sur un pays dans l'ombre"
du 30 juin au 28 juillet
à l'Espace Andrée Chedid
60, rue du Général Leclère
92130 Issy-les-Moulineaux
Métro.12 arrêt "Mairie d'Issy"
01.41.23.82.82
Elliott Verdier est parti quatre mois au Kirghizstan, afin de dresser le portrait d'un pays méconnu avec une chambre photographique, à travers visages et paysages. Ce travail évoque la fracture générationnelle entre une jeunesse tournée vers l'occident, née après la chute de l'URSS, et une population plus âgée, nostalgique de l'époque soviétique.
News
"Vocations" : la première exposition collective des artistes de la fondation du 11 au 21 janvier 2018 !
L’Association Carré Sur Seine pour la promotion de l’art contemporain, regroupant trois galeries à Boulogne Billancourt, et la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation s'associent. L’association Carré sur Seine partage son savoir-faire en accueillant et organisant la première exposition collective des lauréats plasticiens de la Fondation pour la Vocation. « Vocations » rassemblera plusieurs générations de peintres, sculpteurs, photographes et invitera le public à suivre un parcours de vocations à travers les trois galeries de Boulogne :
Galerie Exit Art Contemporain
/ 2 place Denfert Rochereau
Galerie Mondapart
/80 rue du Château
Voz’Galerie
/ 41 rue de l’Est
1977 / Serge Bois Prévost : il déconstruit et reforme la matière photographique et forme des compositions plastiques et kaléidoscopiques.1987 / François Nussbaumer : il réalise entre autres, les portraits de poètes, de momies, de grands hommes d’affaire, de chanteurs d’opéra. 1991 / Laurent Bichaud : ses scènes de rue appartiennent aux fonds de la BNF et du Musée Carnavalet.1994 / Philippe Schlienger : photographe publicitaire reconnu depuis de nombreuses années, il mène aussi un travail figurant dans des grandes collections privées et publiques. 2000 / Emmanuelle Pérat : cette peintre et dessinatrice a développé une technique aux pastels secs louée dans les salons, biennales et foires d’art contemporain. 2002 / Ulysse Lacoste : sculpteur fasciné par le monde des sciences, il explore les thèmes de l’équilibre, de la gravitation et du mouvement. 2003 / Dalila DalléasBouzar: son travail pictural est habité par des obsessions : celle des couleurs comme le rose et le vert, celle des figures comme les visages de femmes et des enfants. 2004 / Céline Anaya Gautier : Elle explore les liens humains à travers un travail photographique engagé et poignant. Lauréate de plusieurs prix, ses photos sont utilisées dans les plus grands titres de presse comme Le Monde ou The New York Times. 2008 / Vivianne Dalles : reporter d’images et exploratrice, elle se découvre en quittant son poste aux archives de l’agence Magnum Photos. 2014 / Liam Sy Paquemar : sculpteur, photographe , il pratique le déroutement. Trans-humaniste son œuvre est pré-archéologique. Il est « le bâtisseur de ruines ». 2015 / Ilann Vogt : pour ce poète plasticien, la langue, le texte et l’écriture sont les supports de sculptures tissées.
News
Rencontre poétique à la Maison Andrée Chedid
De la #poésie en 2018 !
L'Espace Andrée Chedid, à Issy-les-Moulineaux, accueillera quatre poètes du Prix de Poésie de la Vocation : Linda Maria Baros, Emmanuel Moses, Martin Wable et Laurence Werner-David, vendredi 26 janvier à 19h30. Venez nombreux les écouter !
Récompensé en 1970 par Madame Louise de Vilmorin, marraine de la promotion, Jean-Louis Revardel entre dans la grande famille des Lauréats de la Fondation pour la Vocation. Dès lors, celui qui fut ajusteur-électricien à la SNCF de 15 à 24 ans, obtient la reconnaissance de ses pairs dans le domaine qu’il intègre trois ans avant son Prix : la biologie. Le Prix de la Vocation lui permet de quitter son emploi à la SNCF pour se consacrer pleinement à sa maîtrise de biologie. Le grand saut effectué, il suit un cursus exemplaire et réalise sa vocation première : agrégé de biologie en 1972, il poursuit par un Doctorat d’Etat ès Sciences (Biologie du Développement) qu’il obtient en 1985.
Jean-Louis Revardel s’est aujourd’hui dirigé vers une science méconnue, l’haptonomie, science de l’affectivité, une biologie émotionnelle et humaniste qui rappelle ses aspirations sociales en 1970.
« Après de longues années consacrées à la biologie – enseignement et recherche –, j'ai développé un intérêt pour la vie psychoaffective des humains. J'exerce toujours une activité de psychothérapeute formé en haptonomie (science de l'affectivité). Je m'intéresse plus particulièrement aux phénomènes synesthésiques, vécus singuliers qui peuvent survenir lors d'émotions intenses. »
Au fil de sa carrière d’enseignant-chercheur en biologie fondamentale, il a publié les ouvrages suivants :
Psychothérapie et haptonomie, PUF, 2014.
Comprendre l'haptonomie, PUF, 2007.
L'univers affectif, haptonomie et pensée moderne, PUF, 2003.
Constance et fantaisie du vivant, biologie et évolution, Albin-Michel, 1993.
Lauréats
Zoom sur une vocation : Auteur dramatique
En 1981, c’est pour sa pièce de théâtre La nuit de Cristal que Denise Chalem est récompensée par le Prix de la Vocation. Cette pièce dramatique, aux thèmes aussi sensibles que le totalitarisme et la religion, sera jouée en Allemagne et à New-York peu après sa création. Comédienne, Denise Chalem a foulé les planches des plus grands théâtres, aux côtés de Jean-Pierre Vincent au Théâtre National de Chaillot ou Jacques Rosner au Théâtre National de l’Odéon. Egalement auteur et metteur en scène, notre Lauréate a reçu le « Grand Prix du théâtre de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre » en 2012.
Denise Chalem, votre parcours éclectique à la fois au théâtre, au cinéma et à la télévision dénote un besoin de dépassement. D’où tirez-vous cette énergie ? Est-ce la force de votre vocation ?
Dans vocation il y a une notion mystique de prédestination. Une sorte d’appel auquel il serait difficile de résister. Etais-je prédestinée à jouer ou à écrire ? Impossible de répondre à ces questions. Si je me tourne vers l’enfance, les six premières années, « la bande sonore » est omniprésente : les exclamations d’une fenêtre à l’autre de l’immeuble où nous vivions, les lamentations perpétuelles de mes tantes ou de ma mère, les cris des marchands ambulant du Caire : « tes noyaux sont des amandes, ô dattes, plus douces que le miel, ô pastèques… ». Il m’en est resté un goût indéfectible pour la parole, chantée, proférée, murmurée qui m’a conduite des années plus tard au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris. Là, la langue écrite a pris tout son sens. Et, j’en ai gardé l’habitude obstinée d’aimer lire mes textes à voix haute afin de vérifier qu’ils résistent bien à l’oreille. Je vis l’impérieuse nécessité de vouloir parler du monde à travers l’infernale difficulté que représente le dialogue théâtral. Genre littéraire mineur, paraît-il… Mon écriture a décidément quelque chose à voir avec les graves, les aigus. Avec l’organe.
Je le confesse j’ai gardé intacte cette émotion, cette excitation, cette vocation modeste et mille fois répétée de creuser encore aujourd’hui, ce sillon.
Que représente le Prix de la Vocation à vos yeux ?
J’ai été émue et très honorée lorsque j’ai reçu mon prix de la Vocation. D’autant qu’il m’a été remis par un homme de culture et d’art pour qui j’ai la plus vive admiration : Pierre Bergé. Je voudrais témoigner du retentissement de ce prix, puisque la pièce de théâtre pour laquelle je l’ai obtenu a été très rapidement traduite et jouée à l’étranger. Nous formons chaque année une vaste famille, tant la diversité de vocations représentées est grande. Enfin, je voudrais remercier Anne De La Baume , attentive, chaleureuse et qui au fil des années reste proche de nous.
Pouvez-vous nous dire deux mots de vos projets à venir ?
Il est très difficile dans mon métier de déflorer des projets qui ne sont pas encore signés. Je viens de terminer une adaptation littéraire pour le théâtre. Il s’agit d’un auteur prestigieux qui s’est tourné vers moi et j’espère que notre projet verra bientôt le jour. La fondation m’a donné le goût de me tourner vers les autres, elle n’est pas étrangère à mon engagement auprès des auteurs et des fonctions importantes que j’ai assumées à la SACD, où je m’occupe de l’action culturelle, afin d’aider l’écriture contemporaine.
Lauréats
L'éditorial de Marina Skalova, Prix de poésie 2016
Je suis née à Moscou, j’ai grandi en France et en Allemagne. Petite, ma mère me lisait des poèmes de Tsvetaieva, de Pouchkine. Dans la voiture de mon père, j’ai beaucoup écouté les chansonniers russes, Vissotsky surtout. Ainsi, je crois que les mots ont d’abord été de la musique, du son, avant de se charger de sens.
Tout au cours de mon enfance, d’un pays à l’autre, j’ai beaucoup déménagé. On m’a souvent changé de langue. Je n’ai parfois plus été capable de parler : la langue n’était pas la bonne, ou alors, c’est la parole qui n’était pas possible. Ecrire est venu de tout cela : d’un rapport au mutisme, au silence, à partir duquel émergent les mots, souvent avec difficulté.
Les poèmes d’Atemnot, le recueil bilingue primé aujourd’hui, sont marqués par cette difficulté, d’écrire, de respirer. Ils témoignent d´un souffle qui balbutie, dit quelques mots, et puis s’épuise, s´arrête. C´est une recherche, un tâtonnement. Un tâtonnement à travers les langues, les corps, les territoires.
Il y a la question de la langue étrangère et la question d´être étranger à sa langue. Il y a la question du corps, toujours un peu étranger aussi, dans lequel on se sent aussi étranger que dans la langue. C´est peut-être lié. La voix tente de lier.
Des premiers textes de poésie que j’ai aimés, ceux de Jean Genet, Jacques Dupin ou Bernard Noël, à l’aboutissement de mes propres textes, le cheminement a été long, et fragile. Mes textes ont été publiés dans des revues en France et en Allemagne, ont fait l’objet de lectures, de créations sonores et d’une pièce radiophonique.
Pourtant, je reste démunie lorsque j’écris. C’est pourquoi je suis infiniment reconnaissante au jury du Prix de la Vocation, à la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet et à Cheyne d’avoir accordé cette attention à mon travail. Je suis heureuse que ce texte puisse aujourd’hui exister grâce à ce soutien, d’une valeur inestimable pour une première publication.
Lauréats
Zoom sur une vocation : biologiste polaire
Yan Ropert-Coudert, Lauréat 1996, vous présente sa vocation !
Je suis directeur de recherche au CNRS et en charge d'un programme observatoire des manchots Adélie en milieu polaire soutenu par l'Institut Polaire Français et le WWF. Dans mon programme, le suivi des activités de prospection alimentaire en mer et de reproduction a terre des oiseaux nous renseignent sur l'état de l'écosystème lies a la glace de mer.
Je suis également impliqué dans la promotion du bio-logging, c'est-à-dire du suivi par appareils enregistreurs embarques sur des animaux de données de biologie ou environnementales.
Le Prix de la Vocation ? c'est le coup de pouce qui m'a été donné au départ de ma carrière, le tremplin qui a lancé la machine, "le coup de pied aux f...." qui m'a mis sur les bons rails. Un souvenir ému de se savoir soutenu et de se dire que le projet que je portais n'était pas simplement un intérêt personnel mais qu'il pouvait toucher d'autres gens et les pousser à vouloir le voir se réaliser.
La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation accorde 10 000 € à des passionnés de 18 à 30 ans pour qu’ils réalisent un projet décisif dans l’accession au métier de leurs rêves.
Yves Coppens, Allain Bougrain-Dubourg, Amélie Nothomb, Alexis Mabille, Pascal Dusapin, Camille Thomas et plus de 1500 passionnés ont reçu le Prix de la Vocation à un moment charnière de leur parcours. Cette prestigieuse récompense est décernée chaque année par la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation, présidée par Elisabeth Badinter, à une vingtaine de jeunes de moins de 30 ans. Ce Prix de 10 000 euros est « le dernier coup de pouce » qui leur permettra de réaliser un projet décisif pour exercer le métier de leurs rêves, toutes disciplines confondues.
A qui s’adressent les Prix de la Vocation ?
Toute personne entre 18 et 30 ans dont la réalisation de la vocation est compromise par des difficultés financières et personnelles, est éligible aux Prix de la Vocation. Les candidatures sont ouvertes aux personnes de nationalité française pour des projets réalisés en France ou à l’étranger et aux candidats étrangers pour des projets en France.
Les Prix de la Vocation récompensent et accompagnent toutes les vocations à l’exception des vocations politiques et religieuses. Agriculteurs, menuisiers, peintres, écrivains, médecins, photographes, chercheurs, alpinistes, musiciens, circassiens, sportifs, pilotes, etc. Au-delà de cette grande diversité de métiers, les lauréats ont tous en commun l’audace, le grain de folie et l’envie de déplacer des montagnes pour réaliser leurs rêves.
Comment postuler aux Prix de la Vocation ?
Les candidatures pour les Prix de la Vocation s’effectuent directement sur le site internet de la Fondation de la Vocation dans l’onglet « poser sa candidature », entre le 1e janvier et le 31 mai 2020. La sélection s’effectue en deux phases : la première sur lettre de motivation et CV, la seconde sur dossier.
À l’instar des Prix de la Vocation qui, depuis 60 ans, ont déjà permis à plus de 1600 jeunes de s’exprimer dans la voie de leur idéal, le Prix de Poésie, crée en 1984, est destiné à encourager le talent d’un jeune poète.
Ce prix est décerné par un jury institué spécialement à cet effet et sera remis le même jour que le Prix Littéraire de la Vocation, crée en 1976 afin d’aider un jeune romancier.
Conditions : être un poète d’expression française, âgé de 18 à 30 ans (dans l’année).
Pour soumettre ses poèmes : envoyez un recueil tapuscrit d’une cinquantaine de poèmes inédits, une note d’intention, la photocopie de votre carte d’identité ainsi que vos coordonnées à l’adresse suivante avant le 31 mai :
fondationpourlavocation@gmail.com
Le prix sera attribué en septembre. L’heureux bénéficiaire recevra un Prix de 5000 euros, dont la moitié en septembre et l’autre en décembre.
Ses poèmes seront publiés par CHEYNE éditeur dans la collection « Prix de la Vocation » et le recueil sera disponible début décembre.
Le Lauréat bénéficiera de la diffusion CHEYNE, dont la qualité professionnelle est largement reconnue, et d’un partenariat avec le Printemps des Poètes.
En cas de refus éventuel de publier chez CHEYNE éditeur, la seconde moitié de la bourse ne sera pas versée.
Palmarès des Lauréats du Prix de Poésie de la Vocation
1984 : Jean-Louis Clave - Vers l’écart antérieur, éditions Obsidiane
1985 : Paul Le Jeloux - L’exil de Taurus, éditions Obsidiane
La 60e cérémonie de remise des Prix de la Vocation s’est déroulée le 11 décembre 2019 au Théâtre National de la Danse de Chaillot. Lors de cet événement, présidé par Elisabeth Badinter et animé par Marie Drucker, 31 jeunes passionnés ont reçu une aide financière et un soutien moral décisifs pour réaliser leur vocation.
En cette année d’anniversaire la Fondation a souhaité célébrer ses 1630 lauréats et ses 60 années d’engagement dans le cadre enchanteur du Théâtre National de la Danse de Chaillot à Paris. Les nouveaux lauréats et ceux des promotions passées, mécènes et partenaires, se sont réunis pour fêter la formidable mission que s’est donnée, un jour, Marcel Bleustein-Blanchet de soutenir les vocations et la jeunesse.
Lors de la soirée, Christophe Julien, compositeur de musique de films lauréat en 1997, Camille Thomas, violoncelliste lauréate en 2010, Richard Schmoucler, violoniste lauréat en 1992 et le Sirbat Octet,Alexis Mabille, styliste lauréat en 1995, Alain Germain, metteur en scène et costumier, lauréat en 1977, Janaïna Milheiro, plumassière lauréate en 2007 et Thierry Malandain, chorégraphe lauréat en 1986, ont incarné de fabuleux exemples de vocations accomplies. Nous les remercions chaleureusement.
Après l'exposition d'Elliott Verdier sur le Kirghizistan, la Fondation Marcel Bleustein Blanchet pour la Vocation organise l'exposition des photographies de Lucie Hodiesne à l'Espace Andrée Chedid.
L I L O U est une exposition photographique singulière mettant en lumière le quotidien d’un adulte autiste non communicant de 30 ans. Les liens qui unissent le sujet à Lucie Hodiesne, sa sœur photographe, nous offrent des tableaux de vie d’une rare profondeur. Sans atténuer les difficultés liées à l’autisme, Lucie Hodiesne révèle la complexité de son frère à travers ses rituels et ses émotions. Les quarante photographies en noir et blanc seront visibles du 26 juin au 26 juillet 2019 à l’Espace Andrée Chedid (60, rue du Général Leclerc – 92130 Issy-les-Moulineaux). La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet a récompensé le travail de cette jeune photographe en lui accordant un des Prix de la Vocation en 2018.
La fondation remercie l'Espace Andrée Chedid, la ville d'Issy-les-Moulineaux, les Gobelins, école de l'image, Métrobus, Picto, JCDecaux et Images photos, pour leur aide précieuse.
Fondation
La Fondation pour la Vocation réunit des fondations offrant des bourses aux musiciens
Les bourses d’études, résidences, aides à la création artistique, prêt d’instruments de musique, sont encore mal connus des jeunes musiciens. Pourtant certaines associations et fondations soutiennent les jeunes dans leur vocation musicale depuis des années. Retour sur les aides présentées lors de la session d’informations organisée par la fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation pour les élèves de l’Ecole Normale de Musique de Paris - Alfred Cortot.
Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation - Bourses
Montant : 8000 € + accompagnement à vie des lauréats.
Critères : 18 - 30 ans, justifier de réalisations dans la spécialité, présenter un projet décisif pour la réalisation de sa vocation : achat d’instrument, études, stages, enregistrements...
Centre International Nadia et Lili Boulanger - Bourses
Montant : variable selon le projet
Critères : 20 - 32 ans, le projet d’études en France doit être présenté une année scolaire à l’avance.
Contact : alexandra.laederich@cnlb.fr
Candidater : avant le 30 juin de chaque année sur le site www.cnlb.fr
Fondation Banque Populaire - Bourses
Montant : entre 5 000 € et 15 000 € pour une durée de 1 à 3 ans.
Critères : - 27 ans (instrumentistes) - 28 ans en moyenne (musique de chambre) - 40 ans (compositeurs). Avoir été lauréat finaliste d’un grand concours international.
Contact: martine.tremblay@fnbp.banquepopulaire.fr
Candidater : « Devenir lauréat » sur www.fondationbanquepopulaire.fr
Critère : s’inscrire dans l’un de ces axes 1) la voix et son incarnation dramaturgique sur scène 2) les claviers : orgue, clavecin, pianoforte et piano 3) la musique contemporaine 4) les musiques transculturelles et la recherche 5) la composition chorégraphique.
Elliott Verdier, la Fondation pour la Vocation et l'Espace Andrée Chedid présentent l'exposition
"A shaded Path, lumières sur un pays dans l'ombre"
du 30 juin au 28 juillet
à l'Espace Andrée Chedid
60, rue du Général Leclère
92130 Issy-les-Moulineaux
Métro.12 arrêt "Mairie d'Issy"
01.41.23.82.82
Elliott Verdier est parti quatre mois au Kirghizstan, afin de dresser le portrait d'un pays méconnu avec une chambre photographique, à travers visages et paysages. Ce travail évoque la fracture générationnelle entre une jeunesse tournée vers l'occident, née après la chute de l'URSS, et une population plus âgée, nostalgique de l'époque soviétique.
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"Vocations" : la première exposition collective des artistes de la fondation du 11 au 21 janvier 2018 !
L’Association Carré Sur Seine pour la promotion de l’art contemporain, regroupant trois galeries à Boulogne Billancourt, et la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation s'associent. L’association Carré sur Seine partage son savoir-faire en accueillant et organisant la première exposition collective des lauréats plasticiens de la Fondation pour la Vocation. « Vocations » rassemblera plusieurs générations de peintres, sculpteurs, photographes et invitera le public à suivre un parcours de vocations à travers les trois galeries de Boulogne :
Galerie Exit Art Contemporain
/ 2 place Denfert Rochereau
Galerie Mondapart
/80 rue du Château
Voz’Galerie
/ 41 rue de l’Est
1977 / Serge Bois Prévost : il déconstruit et reforme la matière photographique et forme des compositions plastiques et kaléidoscopiques.1987 / François Nussbaumer : il réalise entre autres, les portraits de poètes, de momies, de grands hommes d’affaire, de chanteurs d’opéra. 1991 / Laurent Bichaud : ses scènes de rue appartiennent aux fonds de la BNF et du Musée Carnavalet.1994 / Philippe Schlienger : photographe publicitaire reconnu depuis de nombreuses années, il mène aussi un travail figurant dans des grandes collections privées et publiques. 2000 / Emmanuelle Pérat : cette peintre et dessinatrice a développé une technique aux pastels secs louée dans les salons, biennales et foires d’art contemporain. 2002 / Ulysse Lacoste : sculpteur fasciné par le monde des sciences, il explore les thèmes de l’équilibre, de la gravitation et du mouvement. 2003 / Dalila DalléasBouzar: son travail pictural est habité par des obsessions : celle des couleurs comme le rose et le vert, celle des figures comme les visages de femmes et des enfants. 2004 / Céline Anaya Gautier : Elle explore les liens humains à travers un travail photographique engagé et poignant. Lauréate de plusieurs prix, ses photos sont utilisées dans les plus grands titres de presse comme Le Monde ou The New York Times. 2008 / Vivianne Dalles : reporter d’images et exploratrice, elle se découvre en quittant son poste aux archives de l’agence Magnum Photos. 2014 / Liam Sy Paquemar : sculpteur, photographe , il pratique le déroutement. Trans-humaniste son œuvre est pré-archéologique. Il est « le bâtisseur de ruines ». 2015 / Ilann Vogt : pour ce poète plasticien, la langue, le texte et l’écriture sont les supports de sculptures tissées.
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Rencontre poétique à la Maison Andrée Chedid
De la #poésie en 2018 !
L'Espace Andrée Chedid, à Issy-les-Moulineaux, accueillera quatre poètes du Prix de Poésie de la Vocation : Linda Maria Baros, Emmanuel Moses, Martin Wable et Laurence Werner-David, vendredi 26 janvier à 19h30. Venez nombreux les écouter !
Récompensé en 1970 par Madame Louise de Vilmorin, marraine de la promotion, Jean-Louis Revardel entre dans la grande famille des Lauréats de la Fondation pour la Vocation. Dès lors, celui qui fut ajusteur-électricien à la SNCF de 15 à 24 ans, obtient la reconnaissance de ses pairs dans le domaine qu’il intègre trois ans avant son Prix : la biologie. Le Prix de la Vocation lui permet de quitter son emploi à la SNCF pour se consacrer pleinement à sa maîtrise de biologie. Le grand saut effectué, il suit un cursus exemplaire et réalise sa vocation première : agrégé de biologie en 1972, il poursuit par un Doctorat d’Etat ès Sciences (Biologie du Développement) qu’il obtient en 1985.
Jean-Louis Revardel s’est aujourd’hui dirigé vers une science méconnue, l’haptonomie, science de l’affectivité, une biologie émotionnelle et humaniste qui rappelle ses aspirations sociales en 1970.
« Après de longues années consacrées à la biologie – enseignement et recherche –, j'ai développé un intérêt pour la vie psychoaffective des humains. J'exerce toujours une activité de psychothérapeute formé en haptonomie (science de l'affectivité). Je m'intéresse plus particulièrement aux phénomènes synesthésiques, vécus singuliers qui peuvent survenir lors d'émotions intenses. »
Au fil de sa carrière d’enseignant-chercheur en biologie fondamentale, il a publié les ouvrages suivants :
Psychothérapie et haptonomie, PUF, 2014.
Comprendre l'haptonomie, PUF, 2007.
L'univers affectif, haptonomie et pensée moderne, PUF, 2003.
Constance et fantaisie du vivant, biologie et évolution, Albin-Michel, 1993.
Lauréats
Zoom sur une vocation : Auteur dramatique
En 1981, c’est pour sa pièce de théâtre La nuit de Cristal que Denise Chalem est récompensée par le Prix de la Vocation. Cette pièce dramatique, aux thèmes aussi sensibles que le totalitarisme et la religion, sera jouée en Allemagne et à New-York peu après sa création. Comédienne, Denise Chalem a foulé les planches des plus grands théâtres, aux côtés de Jean-Pierre Vincent au Théâtre National de Chaillot ou Jacques Rosner au Théâtre National de l’Odéon. Egalement auteur et metteur en scène, notre Lauréate a reçu le « Grand Prix du théâtre de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre » en 2012.
Denise Chalem, votre parcours éclectique à la fois au théâtre, au cinéma et à la télévision dénote un besoin de dépassement. D’où tirez-vous cette énergie ? Est-ce la force de votre vocation ?
Dans vocation il y a une notion mystique de prédestination. Une sorte d’appel auquel il serait difficile de résister. Etais-je prédestinée à jouer ou à écrire ? Impossible de répondre à ces questions. Si je me tourne vers l’enfance, les six premières années, « la bande sonore » est omniprésente : les exclamations d’une fenêtre à l’autre de l’immeuble où nous vivions, les lamentations perpétuelles de mes tantes ou de ma mère, les cris des marchands ambulant du Caire : « tes noyaux sont des amandes, ô dattes, plus douces que le miel, ô pastèques… ». Il m’en est resté un goût indéfectible pour la parole, chantée, proférée, murmurée qui m’a conduite des années plus tard au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris. Là, la langue écrite a pris tout son sens. Et, j’en ai gardé l’habitude obstinée d’aimer lire mes textes à voix haute afin de vérifier qu’ils résistent bien à l’oreille. Je vis l’impérieuse nécessité de vouloir parler du monde à travers l’infernale difficulté que représente le dialogue théâtral. Genre littéraire mineur, paraît-il… Mon écriture a décidément quelque chose à voir avec les graves, les aigus. Avec l’organe.
Je le confesse j’ai gardé intacte cette émotion, cette excitation, cette vocation modeste et mille fois répétée de creuser encore aujourd’hui, ce sillon.
Que représente le Prix de la Vocation à vos yeux ?
J’ai été émue et très honorée lorsque j’ai reçu mon prix de la Vocation. D’autant qu’il m’a été remis par un homme de culture et d’art pour qui j’ai la plus vive admiration : Pierre Bergé. Je voudrais témoigner du retentissement de ce prix, puisque la pièce de théâtre pour laquelle je l’ai obtenu a été très rapidement traduite et jouée à l’étranger. Nous formons chaque année une vaste famille, tant la diversité de vocations représentées est grande. Enfin, je voudrais remercier Anne De La Baume , attentive, chaleureuse et qui au fil des années reste proche de nous.
Pouvez-vous nous dire deux mots de vos projets à venir ?
Il est très difficile dans mon métier de déflorer des projets qui ne sont pas encore signés. Je viens de terminer une adaptation littéraire pour le théâtre. Il s’agit d’un auteur prestigieux qui s’est tourné vers moi et j’espère que notre projet verra bientôt le jour. La fondation m’a donné le goût de me tourner vers les autres, elle n’est pas étrangère à mon engagement auprès des auteurs et des fonctions importantes que j’ai assumées à la SACD, où je m’occupe de l’action culturelle, afin d’aider l’écriture contemporaine.
Lauréats
L'éditorial de Marina Skalova, Prix de poésie 2016
Je suis née à Moscou, j’ai grandi en France et en Allemagne. Petite, ma mère me lisait des poèmes de Tsvetaieva, de Pouchkine. Dans la voiture de mon père, j’ai beaucoup écouté les chansonniers russes, Vissotsky surtout. Ainsi, je crois que les mots ont d’abord été de la musique, du son, avant de se charger de sens.
Tout au cours de mon enfance, d’un pays à l’autre, j’ai beaucoup déménagé. On m’a souvent changé de langue. Je n’ai parfois plus été capable de parler : la langue n’était pas la bonne, ou alors, c’est la parole qui n’était pas possible. Ecrire est venu de tout cela : d’un rapport au mutisme, au silence, à partir duquel émergent les mots, souvent avec difficulté.
Les poèmes d’Atemnot, le recueil bilingue primé aujourd’hui, sont marqués par cette difficulté, d’écrire, de respirer. Ils témoignent d´un souffle qui balbutie, dit quelques mots, et puis s’épuise, s´arrête. C´est une recherche, un tâtonnement. Un tâtonnement à travers les langues, les corps, les territoires.
Il y a la question de la langue étrangère et la question d´être étranger à sa langue. Il y a la question du corps, toujours un peu étranger aussi, dans lequel on se sent aussi étranger que dans la langue. C´est peut-être lié. La voix tente de lier.
Des premiers textes de poésie que j’ai aimés, ceux de Jean Genet, Jacques Dupin ou Bernard Noël, à l’aboutissement de mes propres textes, le cheminement a été long, et fragile. Mes textes ont été publiés dans des revues en France et en Allemagne, ont fait l’objet de lectures, de créations sonores et d’une pièce radiophonique.
Pourtant, je reste démunie lorsque j’écris. C’est pourquoi je suis infiniment reconnaissante au jury du Prix de la Vocation, à la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet et à Cheyne d’avoir accordé cette attention à mon travail. Je suis heureuse que ce texte puisse aujourd’hui exister grâce à ce soutien, d’une valeur inestimable pour une première publication.
Lauréats
Zoom sur une vocation : biologiste polaire
Yan Ropert-Coudert, Lauréat 1996, vous présente sa vocation !
Je suis directeur de recherche au CNRS et en charge d'un programme observatoire des manchots Adélie en milieu polaire soutenu par l'Institut Polaire Français et le WWF. Dans mon programme, le suivi des activités de prospection alimentaire en mer et de reproduction a terre des oiseaux nous renseignent sur l'état de l'écosystème lies a la glace de mer.
Je suis également impliqué dans la promotion du bio-logging, c'est-à-dire du suivi par appareils enregistreurs embarques sur des animaux de données de biologie ou environnementales.
Le Prix de la Vocation ? c'est le coup de pouce qui m'a été donné au départ de ma carrière, le tremplin qui a lancé la machine, "le coup de pied aux f...." qui m'a mis sur les bons rails. Un souvenir ému de se savoir soutenu et de se dire que le projet que je portais n'était pas simplement un intérêt personnel mais qu'il pouvait toucher d'autres gens et les pousser à vouloir le voir se réaliser.
Du 1er janvier au 31 mai déposez votre candidature
Vous avez une vocation mais il vous manque l’aide financière qui vous permettra de l’accomplir pleinement ? Grâce à notre Fondation, votre rêve deviendra possible.
Pouvez-vous en bénéficiez ? Pour le savoir renseignez-vous sur les conditions, les dates clés et les différentes étapes à suivre.
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Fondation de la Vocation c'est participer à la réussite professionnelle d'un jeune méritant et motivé
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